Voici les erreurs les plus courantes commises par un chef de projet qui débute.
Elles sont souvent liées à un manque d’expérience ou à une mauvaise gestion des priorités.
Première erreur : négliger la planification initiale.
Il y a régulièrement sous-estimation de l’importance d’avoir un plan détaillé en début de projet (à minima : objectifs, parties prenantes, enjeux, livrables, cycle de déroulement, échéances, ressources, risques).
Conséquences : des retards, des dépassements de budget, une confusion dans l’équipe projet.
La solution : passer du temps à définir une charte de projet (la note de cadrage à minima) et un plan de gestion (organigramme des tâches, diagramme de Gantt, matrice des risques).
Seconde erreur : ne pas identifier toutes les parties prenantes au départ (ou ne pas adapter sa communication à leurs besoins).
Conséquences : des attentes non alignées, une mauvaise compréhension mutuelle, une résistance au changement, des conflits.
La solution : établir un plan de communication dès le départ (qui communique quoi, quand et comment) et organiser des points réguliers.
Troisième erreur : ignorer les risques potentiels (ou ne pas prévoir de plans pour y faire face).
Conséquences : des événements et des crises imprévues, des blocages, un stress accru.
La solution : réaliser une matrice des risques dès le début, avec des actions préventives.
Quatrième erreur : une délégation inefficace
Vouloir tout contrôler (perte de temps, démotivation de l’équipe) ou déléguer sans suivi (perte de qualité, manque de responsabilité) va être problématique.
Conséquences : une baisse de productivité, une frustration dans l’équipe.
La solution : trouver un équilibre, déléguer avec des objectifs clairs et des points de suivi réguliers.
Cinquième erreur : ignorer les feedbacks et les leçons apprises du passé.
Ne pas capitaliser sur les retours d’expérience (positifs ou négatifs) pendant ou après le projet va avoir des conséquences (répétition des mêmes erreurs, pas d’amélioration d’un projet à l’autre).
La solution : organiser des revues de projet (REX) et documenter les leçons apprises pour les projets futurs (et pour les équipes qui suivront).
Autres pièges fréquents :
- Ne pas prioriser et tout considérer comme urgent.
- Oublier l’aspect Humain et négliger la motivation, la reconnaissance ou la possibilité de conflits dans l’équipe.
- S’accrocher à un plan rigide alors que le projet évolue.

Connaître les erreurs fréquemment effectuées par d’autres peut permettre de s’en prémunir.