Quelles nouveautés ? Pour ceux qui ne connaissent pas, le PMBOK c’est le livre de référence du PMI (et donc celui de nombreux chefs de projet à travers le monde).
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Les principales nouveautés annoncées pour la 8e édition du PMBOK sont de l’ordre de l’architecture du référentiel, du retour des processus, de l’intégration de l’IA/numérique et du renforcement de l’hybridation/durabilité.
La 8e édition conserve la logique de domaines de performance introduite en V7, mais les réorganise autour de 7 grands domaines (gouvernance, équipe, parties prenantes, finance, risques, planning, périmètre) en traitant la qualité, la communication et les approvisionnements de façon plus transversale.
Elle introduit en parallèle 5 « focus areas » (initiation, planification, exécution, suivi‑contrôle, clôture) qui jouent le rôle de nouveau cadre opérationnel, sans être des groupes de processus strictement séquentiels. Il y a de l’itération au niveau de chaque étape (comme on l’avait déjà imaginé dès la v6, mais c’est aujourd’hui officiel).
Après la V7 très « orientée principes », la V8 réintroduit un corpus de 40 processus de management de projet (au lieu des 49 de la V6), pour redonner des repères concrets aux praticiens tout en restant non prescriptif.
C’est une excellente nouvelle ! Personnellement je gardais jusqu’à maintenant la V6 comme référentiel en formation de chefs de projet car elle est « carrée » et pédagogique.
Cette rationalisation dans la V8 vise à garder la rigueur procédurale de la V6 (yes !) tout en l’alignant sur l’approche par domaines de performance de la V7 et sur des pratiques encore plus flexibles.
Les 12 principes de la V7 sont condensés en 6 principes plus synthétiques et orientés action (vision systémique, valeur pour les parties prenantes, qualité dès la conception, leadership responsable, durabilité, culture d’autonomie).
L’intention est ici de rendre les principes plus utilisables au quotidien, en les articulant clairement avec les domaines de performance et les processus réintroduits.
Enfin, la V8 consacre une partie entière à l’intelligence artificielle (IA) et plus largement aux technologies numériques (automatisation, apprentissage automatique, algorithmes, etc.).
Elle insiste sur leurs cas d’usage en planification, la gestion des risques, l’allocation de ressources et le reporting, sous supervision humaine.
Elle met aussi fortement l’accent sur les approches hybrides (mélange prédictif/agile) et fait de la durabilité un impératif explicite, en demandant de prendre en compte impacts sociaux et environnementaux dans les décisions de projet.
Ce qui est bien en phase avec les tendances du moment.
