Gestion de projet, les fondamentaux

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Quand amener de l’agilité dans un projet ?

L’agilité est intéressante en gestion de projet, mais ce n’est pas non plus la vérité ultime. Parfois il convient de rester dans une démarche prédictive et passer du temps à tout planifier.

De fait : quand faut-il envisager d’introduire plus ou moins d’agilité ?

Article lié : le cycle de déroulement d’un projet.


On amène de l’agilité quand l’incertitude, l’évolution des besoins et la nécessité de feedback rapide deviennent plus importantes que la prévision détaillée dès le départ. 

L’agilité (ou au moins une dose d’agilité) est particulièrement pertinente pour les projets complexes, changeants ou innovants. Elle est moins adaptée quand tout peut être pensé et figé à l’avance (ex : la construction d’une maison) ou quand la conformité stricte impose un cadrage très stable (ex : l’implantation d’une station d’épuration).


Quand l’agilité est-elle pertinente ?

  • Les besoins au lancement du projet sont flous, instables ou susceptibles d’évoluer en cours de route.
  • Le projet est complexe et nécessite des ajustements fréquents.
  • Les utilisateurs finaux ou certaines parties prenantes peuvent donner un feedback régulier et utile, en cours de projet.
  • Le risque ou l’incertitude est élevé, par exemple sur la solution technique ou la valeur métier attendue.

Quand faut-il éviter l’agilité pure ?

L’approche agile est moins naturelle quand les exigences sont stables, très normées, ou soumises à une forte contrainte de conformité et de traçabilité. 

Dans ces cas, un mode prédictif, ou un hybride, est souvent plus adapté pour garder le contrôle sur les jalons, le reporting et les obligations contractuelles.

Une bonne question de départ est : « Est-ce que je connais déjà clairement la solution, ou seulement le problème à résoudre ? » Si la réponse est surtout le problème, l’agilité aide à apprendre vite, livrer par incréments et ajuster le cap en continu. Si la réponse est déjà la solution, un pilotage plus planifié suffit souvent.


En résumé :

  • Agilité forte si : besoin évolutif, innovation, incertitude, feedback fréquent.
  • Hybride si : contraintes fortes mais besoin d’adaptation sur certaines parties du projet.
  • Plutôt prédictif si : exigences stables, périmètre connu, environnement réglementé.

Le questionnement sur le cycle de déroulement du projet est essentiel. C’est un sujet à traiter rapidement en début de projet.