(Cet article est une reprise adaptée d’un article que j’ai publié sur le blog consacré à la formation : objectifspedagogiques.com)
L’intelligence situationnelle (IS) est un ensemble de plusieurs compétences (on parle de macro-compétence) liées autour d’un objectif commun.
C’est un peu le « Graal » de tout chef de projet qui se respecte.
Il s’agit sur le terrain :
- De comprendre une situation dans sa complexité pour s’y adapter (quels est le contexte, les objectifs et enjeux, les ressources disponibles, la dimension humaine, les opportunités et les menaces).
- D’imaginer une réponse appropriée.
- Éventuellement de la mettre en œuvre (si faisabilité) et d’ajuster la réponse quand c’est nécessaire.
L’intelligence situationnelle fait converger :
Des compétences cognitives :
– attention et diagnostic rapide de la situation
– dégagement d’options possibles et choix d’un « bon chemin »
– pensée stratégique (percevoir la scène interne/externe, opportunités, menaces, obstacles)
Des compétences émotionnelles et relationnelles :
– décodage des postures, du langage non verbal, de la tonalité des échanges
– empathie, écoute active, reformulation
– maîtrise de soi pour ne pas se laisser envahir par les émotions
Des compétences de volition et d’adaptation :
– capacité à décider et à passer à l’action dans la temporalité adaptée (rapidité et éventuellement effet de surprise vs « laisser du temps au temps »)
– adaptation du discours et des gestes selon le contexte et l’auditoire
L’IS s’articule parfaitement avec la métacognition : elle nécessite de réfléchir en action sur sa propre façon de lire la situation, de réguler ses émotions et d’ajuster ses stratégies
Enfin, l’IS renvoie à une éthique de l’action : s’affirmer sans empiéter sur les droits des autres, défendre ses positions avec respect, rester empathique même dans la confrontation.
