Gestion de projet, les fondamentaux

Ressources pour les chefs de projet et pour tous ceux qui débutent ou qui souhaitent se professionnaliser en gestion de projet

L’éthique du chef de projet

L’éthique est une démarche personnelle et réflexive, qui interroge sur ce qui est juste dans une situation donnée.

Un chef de projet éthique, c’est quelqu’un dont l’équipe et le commanditaire savent qu’il ne mentira pas sur l’état du projet, que ses chiffres seront fiables, et qu’il défendra ses collaborateurs plutôt que son confort.

C’est aussi (bien souvent) quelqu’un qui sait dire non : refuser un délai irréaliste, alerter sur un risque majeur ou refuser une pratique douteuse (quitte à en payer le prix à court terme).


De fait, l’éthique du chef de projet recouvre l’ensemble des principes et des règles de conduite qui guident ses décisions et ses comportements, dans l’exercice de sa fonction.


Les principes fondamentaux de l’éthique en gestion de projet sont les suivants :

Intégrité et honnêteté
le chef de projet rapporte l’état réel du projet (avancement, risques, dérives), même quand la nouvelle est mauvaise. Il ne maquille jamais un tableau de bord, ni ne cache un retard.

Transparence
Il communique ouvertement sur les contraintes, les arbitrages budgétaires et les hypothèses sur lesquelles repose le planning.

Responsabilité
Il assume ses décisions et leurs conséquences, plutôt que de rejeter la faute sur l’équipe, le client ou les circonstances.

Respect des personnes
Il traite équitablement les membres de l’équipe, refuse le harcèlement, les discriminations, et n’exige pas une surcharge de travail et des dépassements horaires pour masquer une mauvaise planification.

Respect des engagements contractuels
Il honore les clauses (budget, délais, qualité, confidentialité) vis-à-vis du client et des fournisseurs.

Conformité légale et réglementaire
Il veille au respect du droit du travail, de la RGPD, des normes sécurité et de la propriété intellectuelle.


Les 5 dilemmes éthiques les plus couramment rencontrés en gestion de projet sont :

  • Une pression de la direction pour livrer un projet dont on sait pourtant qu’il n’est pas prêt.
  • Une demande de « cacher des coûts » ou de cacher des dépassements à un client.
  • Des conflits d’intérêts avec un prestataire ou un fournisseur.
  • Le choix entre la loyauté envers l’employeur et le devoir d’alerte, sur un projet dangereux ou frauduleux.
  • L’attribution du mérite : s’approprier la réussite du projet ou au contraire la partager avec l’équipe.

D’un point de vue opérationnel, le cadre de référence généralement mis en œuvre est le code d’éthique et de conduite professionnelle du PMI (Project Management Institute).

Celui-ci repose sur quatre valeurs : la responsabilité, le respect, l’équité et l’honnêteté.

L’éthique du chef de projet recouvre l’ensemble des principes et des règles de conduite qui guident ses décisions et ses comportements, dans l’exercice de sa fonction.